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La nuit ‑ masse de phosphorescences dorées
vide glacé vrillé par flagelles, éclairs noirs
La nuit ‑ monticule, assaut en préparation
fourmillant autour du corps ‑ la nuit granuleuse !
L’obscurité ‑ luminescente pulsation,
accumulation de sédiments de noirceur,
mouvement continu de minéralités
comme une dune assoiffée de progression.
La nuit ‑ suspendue dans l’air, rampant vers le corps,
le surprenant dans sa solitude échouée
qui a déjà creusé
bien des vides autour d’elle.
La nuit ‑ qui fond sur sa proie
en dernier ressort :
deux forces creuses ne
peuvent que fusionner.
Patricia LARANCO
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